TrackCarbon est la première application dédiée à l’estimation de l’empreinte carbone de l’IA pour le grand public.
L’intelligence artificielle s’est installée dans les gestes les plus banals. Une question posée à un assistant, un résumé généré à la volée, une image créée en quelques secondes. Derrière cette apparente simplicité, des centres de données fonctionnent à plein régime. Avec TrackCarbon, la Fondation Sahar veut éclairer cette face cachée et offrir aux utilisateurs un outil pour estimer l’empreinte carbone de leurs usages d’IA.

Rendre visible l’énergie consommée par chaque requête
Présentée à Paris le 9 février 2026, TrackCarbon se présente comme la première application grand public dédiée au suivi de l’impact environnemental de l’intelligence artificielle. Imaginée par la Fondation Sahar et l’association Trackarbon, elle ambitionne de combler un angle mort : la consommation énergétique liée aux requêtes adressées aux modèles d’IA.
Les outils comme Mistral AI, OpenAI via ChatGPT, Anthropic avec Claude ou encore Google avec Gemini mobilisent des infrastructures massives. Pour l’utilisateur, tout semble instantané. En réalité, chaque interaction active des serveurs puissants, souvent surdimensionnés par rapport à la demande.
TrackCarbon s’installe sur l’ordinateur et estime le coût électrique de ces usages. L’application calcule le nombre de requêtes, l’énergie associée et l’empreinte carbone correspondante. Pour rendre ces données compréhensibles, elle traduit les chiffres en équivalences concrètes : nombre de recharges de smartphone ou kilomètres parcourus en voiture.
Une application locale et ouverte
Disponible dès à présent sur macOS, bientôt sur Windows et Linux, TrackCarbon fonctionne en arrière-plan. Aucune donnée ne quitte l’ordinateur. Les usages d’IA ne sont ni bloqués ni ralentis. Le pari est clair : informer sans contraindre.
Le projet s’appuie en partie sur un code open-source. Les méthodes d’estimation sont documentées et accessibles. Chercheurs, experts ou entreprises spécialisées peuvent contribuer à améliorer la précision des calculs. Cette ouverture vise à renforcer la crédibilité scientifique de l’outil et à éviter toute suspicion d’approximation.
L’équipe insiste sur la transparence. Les hypothèses utilisées pour estimer la consommation énergétique tiennent compte de plusieurs paramètres, comme le type de modèle sollicité ou la nature des requêtes. L’objectif n’est pas de fournir une valeur absolue, mais un ordre de grandeur fiable et évolutif.
Une démarche d’intérêt général assumée
Né en 2025 sous forme de projet expérimental, TrackCarbon bénéficie désormais du soutien officiel de la Fondation Sahar. Cette dernière accompagne son développement et préserve sa gouvernance ouverte.
« TrackCarbon ne se positionne pas contre l’intelligence artificielle. Son ambition est d’apporter de la nuance, de comparer les usages et les modèles, et de contribuer à une meilleure compréhension de l’impact environnemental de l’IA, afin de favoriser une prise de conscience progressive et des usages plus éclairés et responsables », explique Gauthier Schweitzer, président de la Fondation Sahar.
Puisque l’IA s’impose dans les entreprises comme dans les foyers, TrackCarbon s’inscrit dans une logique pédagogique. L’application ne juge pas. Elle donne des repères. Libre ensuite à chacun d’arbitrer entre confort numérique et sobriété énergétique.
Article basé sur un communiqué de presse reçu par la rédaction.
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